Mitra Tyler Dewar on Generosity

Thank you, Nalandabodhi Canada, for permission to repost the first selection from your new Paramita of the Month series of email posts, featuring inspiring teachings by our beloved Mitras. The series begins with the paramita of generosity, with Mitra Tyler Dewar.  Enjoy!

Why is generosity the first paramita? 

Our habitual minds are very much oriented to focusing outwardly, and particularly on our possessions, whereas the path to awakening has a lot to do with relaxing our tight minds and opening up our awareness. That’s one way we could look at the Mahayana’s approach to the “accumulation of merit”: we want to open our minds up by getting its tendrils connected to the experience of other beings.When we take a thing that we possess and give it away, the giving not only allows us to have a moment of freshness in relating to that thing, it also allows us to connect with the person we are giving to. In a sense, we could say that a part of our mind continues along with the being or entity to whom we give. Our awareness “expands” in the sense that there is some notion of “I wonder how they are now?” that has a tangible basis to it. So generosity comes first because that’s where lots of our awareness is right from the get-go: on our own stuff. Attachment to our own stuff becomes the stuff of enlightenment. Hey hey! 

How is the paramita of generosity different from our everyday understanding of generosity?

It becomes a paramita when we join it with the wish and the practice to not revert to self-justification. The Indian master Chandrakirti’s words have been a great help to me: “Generosity without clinging to ideas of gift, giver, and recipient is transcendent generosity.” That doesn’t mean we have to go bug-eyed and disappear into nothingness every time we give a gift. Instead, we can simply observe our minds in our practice of generosity and notice our intention. If we are getting a little distracted by some kind of narrative involving ourselves, we can simply ask the question: “Ummm… who just did that, anyway?” and try to look with fresh eyes. Dedicating the merit right on the spot can also help.

How can we practise generosity in our day-to-day lives?

By giving money to people in need when they ask us for it if we can, by responding to requests for assistance affirmatively as much as we can, and by coming to the side of our family members and friends when they ask for our attention. Even basic courtesies like holding doors for people are generosity. There is also an “upward” dimension to generosity. When giving is directed toward sources of guidance on the path to liberation, it is called the practice of making offerings. Making offerings to sources of benefit and happiness, such as the sangha, heightens our wisdom of appreciation, benefits many beings by extension, and accrues great merit for ourselves. In the practice of making offerings, we don’t particularly regard the object of offering as being in need. Rather, as our contemplation of merit and liberation deepens, we begin to feel thankful that noble objects such as the sangha are present before us and willing to accept our offerings, because our offerings to these fields of merit literally link us to our own future happiness and progress on the path.

Have you witnessed a particularly inspiring act of generosity?

We say things like this a lot, but it’s because there is a basis to what we say: Ponlop Rinpoche is so generous with his time and his concern to so many students and to the sangha in general. I am inspired by that example of seeing how it is possible to become a person who values others to that degree and places that degree of one’s energy on the benefit of others. I’m also inspired by so many members of our sangha offering their talents in creative and generous ways.

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La Générosité

Nous sommes heureux de vous annoncer une nouvelle série de la « paramita du mois » présentée par nos bien-aimés mitras. Pour les six prochains mois de 2013 un mitra nous offrira chaque mois un enseignement inspirant. Profitons-enbien !

La série commence avec Mitra Tyler Dewar.

Pourquoi la générosité est-elle la première paramita ?

D’habitude, notre esprit est très orienté vers l’extérieur, en particulier vers nos possessions, alors que, sur la voie de l’éveil, il s’agit de détendre cet esprit trop resserré et d’élargir notre conscience. C’est une façon de voir l’accumulation de mérites dans le Mahayana : il s’agit d’ouvrir notre esprit en permettant pour ainsi dire à ses petites tiges d’établir un contact avec ce que vivent d’autres êtres. En prenant un objet qui nous appartient et en le donnant, cet acte nous permet non seulement de porter un regard neuf sur l’objet en question, mais aussi d’avoir un contact avec la personne à qui nous l’offrons. D’une certaine manière, on pourrait dire qu’une partie de notre esprit accompagne l’être ou la personne à qui on a fait ce cadeau. Notre conscience s’« élargit », au sens où nous avons désormais une base plus tangible si nous nous demandons ce qui arrive ces jours-ci à cette personne-là. Ainsi, la générosité est la première paramita parce qu’elle prend notre conscience là où elle se tient d’habitude : focalisée sur nos propres affaires. Notre attachement à nos affaires devient l’affaire de l’éveil. Pas si mal! 

En quoi la paramita de la générosité diffère-t-elle de notre compréhension ordinaire de la générosité ?

Elle devient une paramita quand elle se joint au souhait et à la pratique de ne pas retomber dans des justifications liées à soi-même. Ces paroles du maître indien Chandrakirti sont pour moi une source d’inspiration : « La générosité dénuée des notions de don, de donateur et de récipiendaire, c’est la générosité transcendantale ». Cela ne veut pas dire qu’il faut écarquiller les yeux et disparaître dans la vacuité toutes les fois qu’on fait un cadeau. Il s’agit tout simplement d’observer notre esprit quand nous pratiquons la générosité et de noter quelle est notre intention. Si nous dévions vers une sorte de scénario qui nous met en scène, nous pouvons simplement nous demander : « Bon, qui au juste a fait ça, de toute façon ? », en essayant de porter un regard neuf sur la situation. Il peut aussi s’avérer utile de faire sur-le-champ la dédicace du mérite.

Comment pratiquer la générosité au quotidien ?

En offrant de l’argent, si nous le pouvons, aux personnes démunies qui nous en demandent, en en répondant positivement, dans la mesure du possible, aux demandes d’aide qui nous sont faites, en étant là pour notre famille et nos amis s’ils ont besoin de nous. Même les gestes ordinaires de politesse, par exemple tenir la porte pour quelqu’un, c’est de la générosité. La générosité a aussi une dimension « vers le haut ». Si elle se dirige vers ceux qui nous guident sur la voie de la libération, il s’agit de la pratique de faire des offrandes. On peut faire des offrandes à ce qui fait du bien et rend heureux, par exemple à la sangha ; cela développe en nous la sagesse qui nous permet de l’apprécier davantage, beaucoup d’êtres en bénéficient par extension, et cela nous permet d’accumuler bien des mérites. Dans la pratique de faire des offrandes, le récipiendaire de ces offrandes n’en a pas nécessairement besoin. L’attitude est plutôt la suivante : à mesure que notre contemplation du mérite et de la libération s’approfondit, nous avons de plus en plus de reconnaissance pour la sangha et les autres nobles objets de générosité qui sont présents pour nous et qui acceptent nos offrandes, parce que nos offrandes à ces champs de mérite créent littéralement un lien avec notre bonheur futur et avec notre progrès sur la voie. 

Pourriez-vous témoigner d’un acte de générosité vraiment inspirant ?

Si on répète souvent ce genre de chose, c’est parce que ça vaut la peine d’être souligné :  Ponlop Rinpoché est tellement généreux en donnant de son temps et en se souciant de tant d’étudiants et de la sangha en général! Son exemple m’inspire ; il me montre qu’on peut devenir quelqu’un qui accorde beaucoup de valeur aux autres, et qui peut mettre une immense énergie à leur faire du bien. De plus, tant de membres de notre sangha offrent leurs talents avec créativité et générosité ; cela m’inspire aussi.


Traduction française par Les Traductions Nalandabodhi, 4 juillet 2013
Claude Émile Racette coordonnateur pour la traduction.  

 

 

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